D’abord annoncé hors compétition au dernier Festival de Cannes, The Artist a finalement rejoint la compétition officielle seulement une semaine après avoir été achevé. Un choix audacieux mais payant, Jean Dujardin étant reparti avec la Palme d’interprétation masculine sous le bras. Robert De Niro, alors président du jury, a même avoué qu’il aurait bien donné la Palme d’or au film mais qu’il n’a pas pu en raison de l’interdiction des doubles prix.

1927, Hollywood(land), à deux ans de la grande dépression, les gens fréquentent les salles de cinéma à la recherche d’un peu de rêve et de paillettes. La star mondiale George Valentin tombe amoureux de la jeune et pétillante Peppy Miller et l’aide à lancer sa carrière. Alors que l’avènement du parlant sonne celui de Peppy, George voit son statut de célébrité déclinée. Par orgueil, il refuse qu’on l’aide et tombe dans la dépression.
A l’heure où la 3D risque de devenir la norme, Michel Hazanavicius fait le pari de revenir aux sources même du cinéma. Un film muet en noir et blanc. Le réalisateur d’OSS 117, Le Caire nid d’espions (qui réunissait déjà ses deux acteurs principaux) délaisse l’humour absurde pour nous plonger dans une époque où les stars avaient pour nom Marie Pickford, Douglas Fairbanks ou Rudolph Valentino. Une époque où le cinéma n’avait nul besoin d’artifices pour faire rêver le public. Hazanavicius s’approprie ces ingrédients d’un autre temps (visage multi-expressif sur une musique tendance années folles, le tout agrémenté de quelques cartons en guise de dialogues) et y ajoute une touche « Âge d’or d’Hollywood ». Car si le réalisateur français dit s’être inspiré des films de Murnau ou de Fritz Lang, The Artist fait surtout penser à Chantons sous la pluie. A l’instar de Gene Kelly et Debbie Reynolds, Jean Dujardin et Bérénice Béjo font connaissance sur les plateaux. Mais la comparaison s’arrête là. The Artist tient plus du drame que de la comédie.

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Auteur : Chroniques d’une Cinéphile

Synopsis : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.
Casting : Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, …
Réalisateur : Michel Hazanavicius
Sortie cinéma : 12 octobre 2011