On connaissait le docteur John Carter qui officiait aux Urgences du Cook County de Chicago. Il faudra désormais compter avec son homonyme, un ancien officier sudiste de la guerre de Sécession transporté sur la planète Barsoom (Mars chez nous) également en proie à un conflit civil. Les Tharks et la princesse d’Hélium rapidement témoins des exploits physiques du Terrien tentent de le rallier à leur cause : empêcher le Jeddak de Zodanga de prendre le contrôle de la planète rouge.

Adapter le travail d’Edgar Rice Burroughs ne s’est pas révélé chose aisée. Après avoir failli être le premier dessin animé Disney et l’objet de différents projets d’adaptation avortés, La princesse de Mars (premier volume du Cycle de Mars qui en compte 11) débarque enfin sur grand écran. Les premières images guère convaincantes laissaient présager un piètre blockbuster sans âme. C’était sous estimer Andrew Stanton (Wall-E, Le monde de Nemo) et sa volonté de mener à bien son premier film « live ». Fan de John Carter depuis l’enfance, le réalisateur transforme l’ouvrage de Burroughs (également créateur de Tarzan) en pur entertainment. Avec ses faux airs de Star Wars, on pourrait soupçonner les Studios Disney d’avoir lorgné du côté de l’univers de George Lucas. Le rapprochement est facile avec ce Jabba le Huth déguisé en gentil « chien », ces Jar Jar Binks améliorés, et cette planète sablonneuse très tatooinienne… Mais les dates faisant foi, c’est plutôt l’inverse qui est vrai. En effet, ça ne se voit pas comme ça mais John Carter a 100 ans cette année. Il est de ce fait le premier héros de l’espace et a depuis 1912 (date de parution de La princesse de Mars) influencé bon nombre d’œuvres de la pop culture (Dune, Conan, Avatar, Star Wars…). George Lucas n’aurait-il donc rien inventé ? Maintenant de là à comparer John Carter avec Skywalker père et fils, on ne s’y risquerait pas. Attendons la suite déjà programmée de ce premier volet pour nous faire une idée. En attendant, à part quelques défauts très vite oubliés (un trop plein de personnages, une 3D inutile, un Mark Strong très mauvais…), John Carter se révèle être un excellent divertissement dont on ne décroche pas deux heures vingt durant. Décors, costumes et casting tous parfaits (Taylor Kitsch, anciennement dans Friday Night Lights et bientôt dans Battleship est divin) finissent de nous transporter. Véritable film évasion, John Carter est un space opera grand spectacle qui se glisse directement dans le top des films de l’année.

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Auteur : Chroniques d’une Cinéphile

Synopsis : L’ancien capitaine John Carter, las de la guerre, se retrouve mystérieusement transporté sur la planète Mars, où il se retrouve impliqué malgré lui dans un terrible conflit entre les habitants de cette planète, y compris Tars Tarkas et la fascinante princesse Dejah Thoris. Dans un monde au bord du gouffre, Carter redécouvre son humanité en prenant conscience que la survie de Barsoom et de ses habitants est entre ses mains.
Casting : Taylor Kitsch, Lynn Collins, Willem Dafoe, …
Réalisateur : Andrew Stanton
Sortie cinéma : 7 mars 2012

John Carter – Bande Annonce #3 [VOST|HD]